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REPONSES AUX OBJECTIONS
SUR LA REALITE DE LA MATIERE |
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"Nous percevons le monde extérieur tel qu'il est réellement, puisque notre comportement concorde avec cette réalité. Ainsi lorsque nous sommes au bord d'un ravin, nous nous arrêtons au lieu de continuer à marcher dans le vide."

Cette objection traduit la confusion de son auteur. Cette objection découle du postulat suivant : "Il existe un monde physique en dehors.
Cependant, tout le monde voit le monde différemment dans son esprit."
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Cet individu s'imagine qu'il désapprouve ce postulat en disant : "Il existe une réalité matérielle en dehors. Nous la voyons telle qu'elle est. Personne ne la voit différemment. La preuve en est que nous voyons le ravin tel qu'il et cessons par conséquent d'avancer."
Or, le point discuté ici est très différent de ce que suppose cet individu. Un cas dit : "Il existe un monde extérieur, mais nous voyons ce monde différemment de ce qu'il est réellement." Et l'autre dit : "Nous percevons tout ce que nous vivons dans notre esprit, sans que nous puissions jamais entrer en contact direct avec une sorte quelconque d'entité indépendante originale. C’est pour cette raison que nous ne pourrons jamais savoir si ces originaux existent dans le monde extérieur ou pas."
Ne pas se jeter dans le vide une fois arrivé au bord d'une falaise ne sous-entend pas que nous voyons le monde extérieur tel qu'il est réellement. Lorsque nous marchons droit et nous nous arrêtons au bord d'un ravin, nous marchons sur un chemin dessiné dans notre cerveau et voyons le bord de la falaise dans notre cerveau. Même si nous chutons du bord de la falaise, notre perception reste cantonnée à notre cerveau. C’est précisément le même phénomène qui se produit quand une voiture heurte quelqu'un ou quand un chien nous mord. La douleur des blessures ou des os brisés suite à la chute se ressent dans notre cerveau.
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