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"Lorsque vous voyez un bus se dirigeant vers vous, vous l'évitez. Cela signifie que le bus existe. Pourquoi l'évitez-vous s'il existe dans votre cerveau ?"
Cette question traduit une erreur de compréhension de la portée du terme "perception". Selon eux, la notion est limitée à la vue alors qu'en réalité, toutes les sensations du toucher, de la solidité, de la douleur, de la chaleur, de l'humidité ou de la fraîcheur se forment dans le cerveau, tout comme les images visuelles se forment. Un individu qui sent le métal froid de la porte du bus lorsqu'il descend, éprouve cette sensation de froid dans son cerveau. |
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La sensation du toucher naît dans une région particulière du cerveau grâce à des signaux nerveux transmis par la peau en contact. Ce n'est pas la peau qui donne la sensation, comme cela fut démontré scientifiquement. Quant au bus qui heurte quelqu'un, lorsque la sensation du toucher est plus violente et plus douloureuse, ils s'imaginent que ce point ne s'applique plus. La violence du coup ou de la douleur est pourtant bien perçue par le cerveau.
Pour mieux comprendre, prenons le cas des rêves. Imaginons qu'un individu rêve qu'il se fait heurter par un bus, il ouvre plus tard les yeux dans un hôpital, il subit une opération, il entend les médecins parler, il ressent l'angoisse de sa famille auprès de lui, il souffre d'une douleur terrible. Dans son rêve, il perçoit les images, les sons, le toucher, la douleur, la lumière, les couleurs très clairement et distinctement. Ils lui semblent tout aussi naturels et crédibles que dans la vie réelle. Il est loin de s'imaginer que tout cela fait partie d'un rêve. Pourtant tout ce qu'il voit est une illusion : le bus, l'hôpital, le corps qu'il croit être le sien. Bien que ces éléments ne correspondent à rien de concret, il les ressent comme s'ils étaient réels.
Sont aussi peu valables ces objections de la part de matérialistes : "Vous comprenez que la matière existe bien lorsque quelqu'un vous rentre dedans", "Vous prenez vos jambes à votre cou lorsque vous êtes pourchassés par un chien sauvage", "Lorsqu'un bus vous heurte, vous comprenez alors si ça se passe dans votre cerveau ou non", "Dans ce cas-là, allez sur l'autoroute en sens inverse." Un coup violent, une forte gifle ou la douleur causée par les dents d'un chien n'indiquent nullement qu'on a affaire à la matière même. Comme nous l'avons vu plus haut, ces mêmes situations peuvent être vécues en rêve, sans pour autant avoir d'équivalents physiques. Par ailleurs, la violence d'une sensation n'ôte rien au fait que la sensation s'opère dans le cerveau. Il s'agit d'un fait scientifique prouvé.
Beaucoup estiment qu'un bus roulant à toute vitesse ou un accident montrent particulièrement l'existence physique de la matière en raison du réalisme des sensations ressenties. Les images qui les entourent, l'autoroute par exemple, la perfection des couleurs, des formes et des ombres, la vivacité des sons, des odeurs et des sensations du toucher ainsi que la teneur logique de l'image en trompent plus d'un. Ce réalisme fait croire aux individus que ces perceptions sont réelles, palpables. Pourtant aussi parfaites et complètes sont les perceptions dans l'esprit, elles n'en demeurent pas moins uniquement des sensations. Si quelqu'un est heurté par une voiture alors qu'il marche le long d'une route ou se retrouve pris au piège d'une maison effondrée suite à un séisme, ou se retrouve prisonnier des flammes dans un incendie, ou trébuche et dégringole les escaliers, il ne fait que ressentir ces situations dans son esprit, sans faire face à l'aspect concret et réel de ce qui se produit.
Lorsque quelqu'un passe sous un bus, le bus dans son esprit passe sur le corps dans son esprit. La mort ou les blessures qui en résultent ne modifient pas la réalité. Quand les sensations cessent avec la mort, Allah remplace les images que cet individu visionnait dans son cerveau par des images relevant de l'au-delà. C’est pourquoi ceux qui refusent de reconnaître cette vérité maintenant finiront bien par en saisir pleinement le sens au moment de leur mort.
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